Le soft opening de Yaya Secrétan

yaya secrétan

On ne présente plus Yaya, le restaurant grec de Juan Arbalaez et Kalios, aussi connu sous le nom de “seule bonne raison d’habiter à Saint-Ouen”. En revanche, il sera bientôt l’heure de faire connaissance avec le Yaya de la Halle Secrétan, qui ouvrira le 18 février. En attendant, le restaurant est déjà un peu ouvert et je suis allée faire un tour.

yaya secrétan

Dans une halle Secrétan toute propre et toute neuve (mais ça fait déjà un moment ça je crois), on retrouve le même décor convivial, blanc, haut de plafond et grec qu’à Saint-Ouen. Des murs très hauts, ds dizaines de bouteilles d’huile d’olive sur les étagères, un arbre planté au milieu d’une grande table, des coussins sur les banquettes… A peu de choses près (la mer, le soleil, l’insularité, les vacances) on se croirait à Mykonos.

A la carte, on retrouve le classique « Pikilia » du restaurant de Saint-Ouen : tarama, tzatziki et ici non pas de crème de poivron mais une “fava”, crème aux pois cassés. C’est servi ici avec de la pita sans levain mais avec plein d’huile d’olive, et de gros morceaux de pain maison aux graines.

Sans trop de surprise, c’est très très bon. Le tarama est crémeux et bien citronné, très frais. Le tzatziki est encore plus crémeux et encore plus frais, la pita est délicieuse aussi.

Mention spéciale pour la crème de fava, dont je n’attendais pas grand-chose puisque bon, les pois, ce n’est pas ce qu’il y a de plus sexy, mais qui était vraiment délicieuse. Granuleuse et texturée, on y retrouvait bien le goût de pois cassé et c’était comme du houmous mais en mieux. Désolée à tous mes copains fanatiques de houmous, mais le pois chiche, c’est trop 2018.

On a terminé avec une petite salade de foie de veau. On a pas bien compris ce qu’il s’était passé : sur la carte il était écrit que ce serait servi avec de la mayonnaise, mais le serveur nous a dit que c’était servi avec une purée de butternut, et au final c’était servi avec rien. C’était très bon, bien cuisiné, relevé par des pickles d’oignons rouges et de la coriandre, mais pas la moindre trace de purée ou mayo qui aurait pourtant eu sa place.

yaya foie de veau
yaya secrétan

Mais pour moi l’événement de la soirée ça n’a pas été tant la nourriture que les trois mots que j’ai échangés avec Juan Arbalaez, le chef. J’ai osé l’aborder (et interrompre sa conversation, shame on me) après 18 minutes de tergiversations (“j’y vais, j’y vais pas”) et j’ai eu la chance de lui dire de vive voix que j’adorais sa cuisine et son esprit. Même si j’étais tellement nerveuse que je ne pense pas que ce soit sorti exactement comme je l’avais en tête, il a été hyper sympa, abordable, bref, exactement comme il a l’air quand on mange ses assiettes ou qu’on écoute son interview dans A Poêle.

Moralité très bonne soirée. On retrouve la même bonne ambiance que dans le premier Yaya, la même authenticité, la même bonne humeur des serveurs et serveuses. J’ai hâte de la soirée d’ouverture !

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