Capri Bazar x Chez Marius : un dîner clandestin

capri bazar - huitres

Un dîner clandestin au Capri Bazar

Plus qu’un dîner clandestin, c’était une table confidentielle que nous ont dressé les petites mains au grand talent du Capri Bazar et de l’Osteria Chez Marius. Dans le labo du premier, une longue table dressée blanc, attendant ses 12 convives.

Le thème de la soirée : la Grande Bouffe. Quand tout le monde a pris place autour de la table -au choix des vignerons, oenologues, blogger, ou vendeuse dans le prêt-à-porter, qui avaient tous en commun un amour fou pour la bonne food- le chef, Dimitri, explique le repas.

Tous les plats sont donc inspirés du célèbre film de Marco Ferreri. Le but ici, c’est de nous faire manger beaucoup, et de nous donner 10% des nausées qu’on a en regardant le film (ambiance). Le chef explique tous les plats avec son formidable accent italien, et il ponctue chaque intervention d’un furtif « Bon Ap’tit ! »

capri bazar - huitres
capri bazar x marius

Les huîtres de Mastroianni

C’est donc naturellement qu’on commence avec un trio d’huitres : une huître endimanchée dans une tranche de mortadelle, une autre planquée sous une épaisse couche de crème de parmesan, et la dernière travaillée en ceviche, à la figue et oignons rouges. Pour moi qui n’ai jamais aimé les figues (je le dis comme ça parce que je suis polie, sinon je dirais que croquer dans un mollard m’a toujours débectée) c’est étonnement mangeable, et même assez bon. Je ne me ferai jamais à la texture de l’huître, mais ça le cuisinier n’y peut rien et je mange quand même toute mon assiette.

pissaladière capri
capri - pissaladière

Place à la transition : une épaisse pissaladière, crousti-moelleuse et incroyable. Sucrée, salée, fondante, délicieuse.

Les tripes de Piccoli

Arrive ensuite le premier plat. Il s’agit d’une purée de pommes de terre élastique et souple comme de l’aligot, une folie. Il doit y avoir un max de beurre et de crème là-dedans, c’est une texture merveilleuse. En accompagnement, évidemment, des rognons. Cuisinés avec des petits oignons et une sauce bourguignonne, les rognons (que je tiens habituellement en horreur) sont plus que mangeables, ils sont très très bons. Ce que nous explique le chef, c’est qu’on doit les manger avec du chocolat et un croissant. Là on prend ça pour une blague, et en fait on nous amène réellement une petite assiette avec une tasse de cacao ultra-épais et un petit croissant. Le cacao est très fort et on lui a saupoudré un peu de piment et de gros sel. J’avoue que je n’ai pas bien saisi pourquoi on devait manger ça avec les rognons (en écho à une scène du film culte ? Question d’ouverture de papilles ?), toujours est-il que je le fais et que ce n’est franchement pas choquant. Le cacao étant très fort, on a pas du tout de contraste avec un éventuel goût sucré.

rognons capri
capri bazar - croissants chocolat
capri lasagne

Les lasagnes façon Capri Bazar x Dimitri

Après une pause cigarette bien méritée, place au premier (et seul !) plat italien : les parpadelle façon lasagne. A la bolonaise. Ultra-fraiches, je les avais zieutées en arrivant elles nous attendaient sur un rebord, souples et épaisses, trop belles. Trop bonnes, trop délicieuses, même. Quelques notes de cannelle viennent réchauffer tout ça (malgré le « non, on est en Italie ici ! » affirmé de Béa quand on lui a demandé s’il y en avait !) Certains s’en sont resservis deux fois, moi j’ai à peine pu finir mon assiette qu’on passait déjà au dessert.

En dessert : les nichons de La Grande Bouffe

Comme dans la Grande Bouffe, le dessert ici, c’est une paire de nichons. C’est pas moi qui le dis, c’est Dimitri. Il sort du frigo deux grands saladiers, qu’il retourne sur le plat et qu’il malaxe pour les démouler, sous les éclats de rire de tous les invités qui lui hurlent d’arrêter de tripoter des nibards. (L’ambiance est bonne, oui oui.) Ces fameux nichons, ce sont de grandes mousses au cassis avec en guise de tétons, une pointe de chantilly et une cerise confite. Très frais, très bon, mais je crois qu’à ce stade, ce n’est plus ce qu’on mange qui compte, mais ce qu’on boit. Avant de passer au digestif, on doit encore couper la Tarte au cul. Oui, vous avez bien lu : une grande tarte aux prunes et aux châtaignes, dont la pâte sablée est encore chaude, sur laquelle de longs traits de chantilly dessinent un popotin garni.

capri bazar : nichons

Tout le monde n’arrive pas à finir son assiette, de toute façon c’est fini, l’heure n’est plus à la Grande Bouffe : c’est l’heure de la Grande Picole. A savoir le saké, que certains boivent à la bouteille, l’eau de vie, que d’autres boivent à la louche, le whisky, et le vin, encore le vin… Toute cette ambiance est chaleureuse, ça crie, ça rit, ça chante, ça danse sur des vieilles chansons italiennes… C’est comme un grand repas de famille, en encore plus sympa.

Je rentre à la maison la panse et les veines bien pleines, avec une seule envie : celle de recommencer le mois prochain !

Capri Bazar : 83 rue du Faubourg St-Denis 75010

Chez Marius : 11 rue de Chabrol 75010

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