Le Refugee Food Festival au Double Dragon

Double dragon - Refugee food fsetival

Ce n’est un secret pour personne, je suis fan du Refugee Food Festival.
J’y avais participé l’année dernière, en allant dîner aux Pères Populaires dans le 20ème, qui proposaient une cuisine éthiopienne. Puis en allant à la soirée de clôture au Ground Control, où on a pu manger des plats mexicains, géorgiens…

Cette année, le Refugee Food Festival remettait le couvert dans une grosse poignée de restaurants à Paris et en France, que dis-je, dans le monde entier.
Pour bien me préparer, j’ai d’abord écouté l’interview de Marine Mandrila et Louis Martin, les cofondateurs du Refugee Food Festival. C’est Julie Gerbet, la super journaliste qui, je cite, « met à nu les chef.fe.s » dans son merveilleux podcast A Poêle, qui leur posait des questions sur leur parcours, leurs voyages et leur vision. 

Je ne vais pas m’amuser ici à le retranscrire, si ça vous intéresse je vous invite à l’écouter directement… C’est passionnant.

Cette année, je suis allée dîner au Double Dragon, dans le 11ème à Paris, pour le dîner à 4 mains de Haitam Karachay et Tatiana Levha. Le restaurant portait pour l’occasion un nouveau nom de scène : Double Tannin.

Un menu unique en plein d’étapes (je ne les ai pas comptées, c’était un florilège d’assiettes sur notre petite table !) au prix unique de 55 euros. Au programme : un mélange entre les spécialités de Double Dragon (le célèbre bao frit, l’infusion fruitée, sauce XO par-ci par-là) et des saveurs syriennes (hummus, muttabal, fatoush)…

Double tannin - baos frits
hummus et muttabal
nem d'agneau cru - refugee food festival

Les entrées

Première étape avec 4 entrées servies simultanément, suivant le principe des « petites assiettes à partager » qui fait la marque de fabrique du Double Dragon. On a donc vu passer une assiette de muttabal (purée d’aubergines), humus (pois chiches) et muhamara (dip de poivrons et piments), qu’on déguste avec un bao frit. Puis une salade fattoush aux notes thaïlandaise à tomber par terre, avec des arômes de cannelle. Et puis des bureks (sorte de samossa) au compté avec une sauce XO (l’association compté-sauce XO a fait la gloire du Double Dragon, moi je ne suis pas sûre d’accrocher…). Et enfin, des « lettuce cup » d’agneau cru mariné, à manger comme un nem, trempé dans une sauce acidulée et relevée. A se taper la tête par terre.

La suite

Quand on s’apprêtait à caler, on a eu droit à la deuxième étape : des assiettes plus conséquentes. Un kebab d’agneau, un lahmé meshwi (brochette de viande), des légumes grillés en salade et un bol de riz. Bien qu’extrêmement tendre et juteuse et délicieuse et merveilleuse, la viande était trop présente pour moi et j’aurais préféré plus de légumes. Mais le principe était sympa, on devait construire soi-même son petit kebab en associant toutes les assiettes.

La fin

Presque plus de place pour le dessert à ce stade, mais on a eu une blondie pistache (que je n’ai pas pu manger, trop lourd) avec une boule de glace à la cardamome qui est passée comme une lettre à la poste !

refugee food festival doube dragon
refugee food festival au double dragon

C’était donc, comme l’année dernière, une soirée incroyablement riche en goûts et en découvertes gustatives. J’aurais bien fait d’autres restaurants : il y en a plein dans Paris qui participent. Pour l’année prochaine, pensez-y : quels que soient vos gouts, vos disponibilités et votre budget, il y a bien une collaboration qui vous ira…


En attendant la prochaine édition du festival, vous pouvez soutenir l’association sur leur site internet, ou aller gouter aux cuisines qui restent ouvertes toute l’année : Magda Gegeneva à la Rotonde, qui propose une excellente cuisine géorgienne, ou la Résidence au Ground Control.

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