Le salon du chocolat 2018

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(oui oui, au-dessus, c’est du chocolat). 

Le 30 octobre au soir, c’était la soirée d’inauguration du salon le plus attendu de l’année : Le Salon du Chocolat. Dans le Parc des Expositions de Versailles, ce sont 4 jours de chocolat à foison, de stands tenu par les plus grands ou les plus petits chocolatiers, 4 jours de masterclasses, d’animations, de défilés de mode chocolatée, de dégustations.

Le mardi 30, donc, j’ai réussi à rentrer parmi les premiers et ça m’a valu une coupe de champagne à l’entrée, pas de queue au photomaton des oursons en guimauve (mes meilleurs souvenirs d’enfance) et des plateaux de petits fours encore pleins lorsqu’on a atteint le stand Fauchon. On a donc pu commencer avec, euh, deux autres coupes de champagne et surtout des petits canapés au concombre-saumon-aneth, ou au confit d’oignons et pâtés absolument délicieux.

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Il était assez simple de se perdre dans le dédale de stands. La présence d’un nombre conséquent de stands de chocolatiers japonais était notoire et j’ai compris au fil de la visite que la France fêtait son 160ème anniversaire de relations diplomatiques avec le Japon cette année, et c’est le salon du Chocolat qu’elle avait choisi pour inaugurer les Japonismes. Il y avait donc une multitude de chocolats au matcha, des chocolats très fins, des au thé ou au saké… J’ai d’ailleurs découvert une chocolaterie absolument fabuleuse, dont j’aimerais restituer le nom mais je ne m’en souviens plus. Je le retrouverai. J’y ai acheté une boite magnifique, contenant 4 chocolats pour 10 euros, mais des chocolats d’une finesse incomparable : au tofu soyeux, au sésame blanc, au whisky…

J’ai découvert aussi un chocolatier taiwanais qui n’existe pas à Paris pour le moment : YU. La dégustation nous a permis de découvrir des chocolats au thé Oolong de formose, au thé de Jade rouge, au formose, au gingembre et citron taiwanais… Bref, je vais à Taipei en avril, vous pouvez être sûrs que j’y passerai.

La grande bonne surprise du salon, c’était aussi Laurent Duchêne : je n’en avais jamais entendu parler, mais ses pâtisseries sont d’une beautés et d’une précision dingue. J’ai pris son adresse et j’y retournerai dès la fin de ce salon.

salon du chocolat - laurent duchene
salon du chocolat - yu chocolatier

A part des stands, on a pu découvrir la pyramide de choux de 4 mètres de haut créée par Jeffrey Cagnes pour Stohrer (la plus ancienne pâtisserie de Paris, qui avait d’ailleurs un stand au Salon, avec A La Mère de Famille). Il y avait aussi une exposition de robes en chocolat, rigolote, et une exposition des plus belles bûches de Noël (en vitrine, donc on n’a pas pu les goûter).

Finalement, ce salon c’était de belles rencontres, de belles découvertes, d’excellentes dégustations, mais avec quand même quelques points noirs : j’aimerais bien savoir ce que Nutella fichait sur ce salon, avec un des plus gros stands qui plus-est, (alors oui je sais bien, ils ont plein d’argent et ils font du chocolat). Cela dit ça m’a quand même scandalisée de voir un géant emblématique de la malbouffe, de catastrophe écologie et de maltraitance animale présent sur un salon sur lequel on retrouve des petits producteurs du monde entier et qui pour moi met en avant la finesse de l’art du chocolat.

salon du chocolat - stohrer
salon du chocolat - buche

Deuxième point négatif, le “défilé de mode” qu’on a absolument pas pu regarder car la logistique de l’espace était faite de façon à ce qu’une partie des spectateurs seulement aient accès au show.

On a conclu la soirée avec une dégustation de chocolat chaud au matcha et un verre de saké au stand japonais, avec une dégustation traditionnelle vraiment sympa.

Bilan : j’ai passé un bon moment mais j’ai trouvé que la soirée était trop chère pour ce que c’était. 30 euros, et j’ai eu beaucoup de chance d’avoir accès à tout ce champagne car si j’étais entrée dix minutes après il n’y avait plus rien. Les dégustations étaient un peu chiches pour la plupart des stands et c’était pour moi plus un grand marché qu’une dégustation. J’ai eu l’impression désagréable d’être poussée à l’achat. Et un des vins que j’ai goûtés avait sincèrement une odeur… de pet. Décevant.

J’y retournerai l’année prochaine, c’est certain, mais sans prendre une place pour la soirée d’inauguration.

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