Taste Of Paris 2019

juan arbelaez taste of paris
taste of paris

Taste of Paris, c’est ce super événement ultra-foodie qui se tient chaque année sous la belle verrière du Grand Palais. L’idée, c’est de pouvoir découvrir la cuisine de grand chef, et ce à prix abordable.

Les chefs présents

Des chefs très différents sont présents à Taste of Paris ! On retrouve aussi bien les chefs de gare, comme Eric Frechon, Thierry Marx, Michel Roth et Michel Rostang, que Pierre Sang (qui reprenait le même bibimbap que l’année dernière…), Juan Arbelaez, les chefs du Plaza Athénée (Romain Meder et Alain Ducasse), des cuisiniers Ferrand, Kei…

On retrouvait aussi des pâtissier.e.s : Jeffrey Cagnes, de Stohrer, Christophe Michalak, Philippe Conticini…

J’ai été saisie dès l’entrée par l’odeur ambiante de truffe. Puis, par les cartes des chefs qui se ressemblaient pas mal : partout de la truffe, partout des asperges. On sait que la truffe, c’est facile pour relever de gamme un plat. Dommage que tout le monde ait eu la même idée.

Au menu…

Cette année, j’ai décidé de (enfin) goûter la saucisse-purée d’Eric Frechon, une star nationale française que je n’avais jamais eu l’occasion de déguster. Elle venait ici en format mini : trois rondelles d’une saucisse savoureuse coupée au couteau, une louche de purée épaisse, onctueuse et régressive à souhait, avec son puits de jus de viande, et une branche de romarin. Le plat était tout à fait à la hauteur de mes attentes, pas comme la fois où je l’avais commandé sur Frichti.

De Frechon, on a aussi goûté le merlan cuit en croute de pain de mie, tétragone et piquillos. Je n’en garde pas un souvenir mémorable.

Taste of Paris - frechon

On a goûté aussi les plats du stand du Refugee Food Festival, avec aux fourneaux Mohamed Elkhaldy (qui a fait ses armes auprès de Stéphane Jego). Au menu, on avait donc deux kebbbés avec sauce au yaourt et estragon et compote de coing et citron noir, ainsi que des boulettes au boeuf cru et pignons avec une compote de cerises et frikkeh. C’était très bon mais moins transcendant que ce à quoi je m’attendais (j’avais goûté la cuisine de Mohamed Elkhaldy lors d’un Refugee Food Festival au ground control et j’avais préféré). Le boeuf cru était même un poil écoeurant sur la fin.

taste of paris rff
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On a goûté également, chez Juan Arbelaez et en collaboration avec Rafael Gomez, un plat comme un ceviche de bar avec une vichyssoise au café et maïs. J’ai trouvé le plat mal équilibré et trop fort, au sens propre comme au figuré. J’ai eu en fait l’impression qu’ils essayaient de trop en faire.

On a pris aussi le bibimbap à la truffe de Pierre Sang, certes bon mais assez égal et pas plus surprenant que d’habitude. Au bout d’un moment la sauce ssamjan ne surprend plus vraiment, même si c’est toujours très bon.

Pierre sang taste of paris
juan arbelaez taste of paris

Taste of Paris : la grande cuisine abordable, vraiment ?

Avant tout, il faut rappeler que l’entrée du festival coûte 20 euros en tarif normal. Et l’entrée ne donne accès à rien, si ce n’est au festival ! Aucun plat n’est compris dans ce tarif. Il faut ensuite compter de quoi payer chaque plat, qui vont de 6 à 12 euros pour des portions légères.

Si on apprécie que ces portions soit réduites, parce que ça nous permet d’en goûter plus, on apprécie moins que le prix reste assez élevé. La note monte vite, finalement. Au total, la soirée m’aura coûté près de 70 euros. C’est certes probablement le prix à payer pour goûter la cuisine des chefs du Ritz ou du Plaza, mais finalement je trouve qu’au lieu de rendre cette cuisine accessible, le festival creuse un peu plus l’écart entre les gens qui peuvent se permettre ce type de restaurant et les autres.

Sans compter tous les stands de vente de produits seuls (cidre, fromages, pâté, chips, saucisson, pomme de terre, chocolat…) On retrouve parmi ces stands là pas mal de gens qui sortent d’école de commerce et qui semblent être là avec plus de marketing et de communication bien léchée que de vrai amour des produits et de leur artisanat.

Bien sûr, d’autres producteurs sont présent, qui comptent vraiment sur la scène culinaire. Je pense notamment aux patates Bayard, des pommes de terre françaises absolument exquises, ou à Marie-Lou et Charles de Nomie Epices, qui proposent à la fois des épices brutes, des mixs…

Finalement, je suis restée sur ma faim, à Taste of Paris. J’ai aussi eu une grosse impression de « m’as-tu-vu », que les gens venaient plus pour voir des chefs dans leur habitat naturel que pour l’amour de la bonne ripaille. C’est l’authenticité de la cuisine qui m’a manqué ici.

L’année prochaine, ce festival se fera sans moi !

Infos ici

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