Berlin City Guide

Berlin, c’est un peu une de ces villes comme Lisbonne, Amsterdam ou Londres, dont tout le monde s’est pris d’amour d’un coup d’un seul et dont la terre entière a tellement décrété que c’était cool… que c’est plus si cool.

Et en même temps, Berlin, c’est vraiment cool.

Après, ça dépend du contexte. La première fois que j’y suis allée, c’était il y a trois ans, un week-end de Pâques. J’ai appris à mes dépens et une fois sur place que j’avais un trou dans ma chaussure, trop ballot : il pleuvait, il ventait, et c’était le week-end de Pâques donc TOUT était fermé. TOUT. Les restaurants où j’avais envie d’aller, les musées, les galeries. C’était un échec sans nom et même voir la peinture des deux président qui se roulent une pelle, vu le monde qu’il y avait devant, ça ne m’a pas transcendée.

Mon mec m’a convaincue d’y retourner en juillet, avec des amis sur place, du soleil, toujours un trou dans mes chaussures parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne, et des super adresses, ouvertes cette fois.

J’ai donc mangé, pêle-mêle et en plein juillet torride, ne l’oublions pas : des frites, de la choucroute, de la viande en sauce, mais aussi plein de brunchs à l’Australienne dont raffolent les Berlinois.

Mon Berlin City Guide est un condensé des adresses que j’ai testées à Berlin, les deux fois où j’y suis allée (je ne compte pas la première, il y a 6 ans, quand c’était le week-end de Pâques, que tout était fermé, qu’il pleuvait et que j’avais des trous dans mes chaussures). Berlin faisant 10 fois la taille de Paris, je n’ai pas vocation à lister tous les trucs cools à faire dans cette ville très vivante…

Où dormir à Berlin ?

Ben où vous voulez, à vrai dire. J’aurais tendance à conseiller le quartier de Kreuzberg, voire carrément la rue Oranienstrasse, mais c’est totalement subjectif et c’est uniquement parce que moi j’ai logé là-bas. A un numéro de Goldies, plus précisément, ce qui m’a sauvé la vie en gueule de bois.

Kreuzberg est un peu à Berlin ce que Belleville ou Strasbourg-Saint Denis est à Paris : cradoque il n’y a encore pas si longtemps, et tellement cool aujourd’hui. Avec encore plein de graffitis, mais aussi plein de hipster, à boire, à manger, à shopper (on peut acheter aussi bien de la céramique faite main par un allemand blond qui a passé 8 mois en Inde pour redécouvrir le son du vent que des tee-shirts Blink 182 vendus par un gigantesque barbu qui sent la clope).

Dans un autre genre, le quartier de Prenzlauberg est très joli, beaucoup plus calme mais offre aussi tout ce qu’il faut à boire et à manger, à se promener, à acheter (si décidément vous êtes des acheteurs compulsifs).

Que manger à Berlin ?

Outre les quelques adresses que je vous ai données sur la page principale, je vous recommande vivement d’aller rendre visite à ces gens-là :

Brammibal Donuts

Des donuts vegans. Mais délicieux. Genre pas un peu délicieux, méga délicieux, finger lickin’ good comme diraient les anglophones, sauf qu’ici se lécher les doigts n’est pas un marqueur de délicioseté mais d’hygiène, au vu de la teneur en graisse de ces petites bestioles. Assez papoté. Brammibal est un haut-lieu du donut, royaume du pastel et du rose, hautement instagrammable. On y vient autant pour ses savoureux beignets que pour ses néons, ses sweat-shirts estampillés « donut eat animals » et son matcha latte. Ici, tout est vegan, et tout est bon. Et en plus, ils sont trop mignons : chaque mois, il y a un charity donut, dont les ventes sont reversées à une association.

Brammibal’s Donuts

Brammibal Berlin

Zola

Une pizzeria sympa à Kreuzberg. Comme l’honnêteté est ma marque de fabrique, je n’irai pas par 4 chemins pour vous dire ô combien les serveurs y sont désagréables (et d’ailleurs en l’occurrence les serveuses). Mais parce que ma marque de fabrique est aussi la tolérance et la bienveillance, j’admettrai volontiers que je n’y suis allée qu’une fois, c’était peut-être un mauvais jour, elles avaient peut-être des tas de circonstances atténuantes et si ça se trouve les 364 jours restants de l’année ce sont, elles aussi, des petits coeurs sur pattes. Quoi qu’il en soit, on ne vient pas pour manger les serveuses mais les pizzas, qui sont elles absolument délicieuses. Attention, c’est ici une pizza napolitaine, donc à grosse croûte, mais elle se la joue ici créative, avec par exemple la Zola : base sauce tomate, gorgonzola, poire, et noix. Trop bon.

Zola

Zola, Berlin city guide

Spindler

Un cocon qui jouxte Zola. Un repaire lumineux de brunchards à lunettes de soleil, un cocon après la fête, ou juste une sortie de lit plus tranquille : Spindler est lumineux, les gens sont doux, la musique est douce, les plats sont bons, les prix sont doux aussi (pas pour Berlin, certes, mais par rapport à la qualité ça vaut le coup), bref pour moi c’est un strike d’ondes positives, et un méga coup de coeur. 

Spindler –

Brunch Berlin
Berlin city Guide
Berlin Brunch

Et aussi : Goldies, Qua Phê, Roamers, Max Und Moritz, Moksa, Englerberg…</p

Que faire, que voir ?

Vous n’avez pas besoin de moi pour vous dire d’aller voir Alexanderplatz (et d’ailleurs je ne vous dirai pas de faire ça, parce que ça a vraiment un intérêt extrêmement limité).

En été…

Je vous dirais d’aller faire du pédalo sur la Spree, à Treptower Park. On peut se baigner dans la Spree, louer un pédalo jusqu’à 4 personnes et emporter à boire (oui oui, de l’alcool bande de gros ivrognes) et à manger (oui oui, même des trucs qui font des miettes, bande de gros craspouilles). Quand il fait beau, c’est vraiment super agréable, et on a le pédalo pour à peu près deux heures.

Je vous dirais aussi, tant que vous êtes à Treptower Park, d’aller voir le mémorial de l’Armée Rouge. Pour la petite histoire, lorsque l’URSS a fini par laisser la RDA tranquille, ils ont signé un accord avec eux pour leur faire promettre de ne jamais détruire les monuments qu’ils avaient érigés. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec un monument tout à fait communiste, au milieu d’un parc, et sacrément impressionnant. C’est gratuit.

Je pense qu’il faut aussi aller aux puces de Mauerpark, le dimanche matin. Ce n’est pas un parc particulièrement sexy (j’ai trouvé qu’il y avait plus de graffiti que de gazon dodu), mais c’est sympa, il y a plein de stands d’antiquaires pas chers du tout, de ceux qui vous font regretter d’avoir pris un bagage cabine seulement, et surtout : IL Y A DE LA BOUFFE.

Je vous conseille aussi d’aller boire des coups au bar ouvert (biergarten) d’Urban Spree, où il y a aussi une galerie de graffiti. C’est de fait, tout près de la Spree, c’est mignon, c’est chouette.

En hiver…

Il fait froid, il fait un peu plus gris mais moi j’adore.

Je vous conseille d’abord une expo gratuite vraiment chouette sur la RDA, qui se tient dans la Kulturbrauerei, une ancienne brasserie (dans le sens de là où on brasse de la bière). Il y a des reconstitutions d’intérieurs, d’épicerie, des costumes, des vidéos, des tas de trucs interactifs bref on ne s’ennuie pas du tout.

Ensuite je vous conseille d’aller voir la collection Feuerle. C’est sur rdv seulement, il faut réserver sur le site, et c’est 18 euros. La visite dure une heure, dans un groupe de 12 personnes max, et c’est dans un ancien bunker. On ne peut pas prendre de photos (ce qui est aussi bien…)
Je ne vous dis rien sur la visite, si ce n’est que la collection est un mélange de mobilier impérial chinois, de pièces khmer et de photos contemporaines. C’est trop bien, et pour nous ça a été une grande claque culturelle. C’est un peu cher, mais ça vaut le coup alors allez-y !

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