Eating in Italie

La plus belle qualité de l’Italie, ce n’est pas le soleil, la mer, ou les italiens. C’est d’être tout près de chez nous.  

Pour moi, la cuisine italienne, c’est la subtilité et la richesse de la cuisine française, en plus chaleureux. En plus rouge, plus sanguin, plus de vie, et plus de tomate. En Italie, il y a une tradition culinaire qui subsiste alors qu’elle semble s’être perdue un peu en France. Qui, ici, mange encore du coq au vin ou de la blanquette ? Alors que je crois qu’il n’y ait pas un Italien qui ne sache pas faire une vraie bolonaise, une vraie carbonara, ou une côtelette au vin rouge. Ce dernier point reste à discuter, je te l’accorde.

En Italie, la cuisine est mille fois plus diverse qu’aucun français ne pourra jamais l’admettre. Personne à Naples ne mange d’Artichaut à la romaine (et pour cause), et personne à Rome ne mange les crostini de Venise. Le poisson de Naples ne se trouve pas ailleurs qu’à Naples, et la burrata des Pouilles nulle part ailleurs que dans les Pouilles. C’est cet ancrage régional qui fait de la cuisine italienne une cuisine toujours authentique et honnête.

En Italie, le repas a quelque chose de plus convivial en France. Les restaurants ressemblent à l’intérieur d’une maison. En fait, ce que j’aime en Italie, c’est qu’aucune mode, ni le scandinave, ni l’épuré, ni l’Ikea n’a réussi à s’emparer des salles de restaurants. Alors rien ne ressemble à l’Italie, l’Italie ne ressemble à personne, et je l’aime comme elle est.

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