Pelmenya

La première fois que je suis allée chez Pelmenya, c’était mon deuxième soir en Russie. On avait l’intention de sortir après, alors on s’est dit que vu la réputation des Russes, valait mieux se remplir un peu la panse avant.

This is Pelmenya

On est arrivés chez Pelmenya vers 18h30 et il y avait déjà un peu de monde. Pourtant, les Russes ne mangent pas particulièrement tôt. On a commencé par commander une Baltika, assis sur des tabourets devant une haute table en bois près de la fenêtre. Ensuite, on s’est penchés la carte, bien remplie.

Au choix : des vareniki, des pielmeni, des raviolis, même des dim sum ! En fait, chez Pelmenya, ils font à peu près tout ce qui s’apparente de près ou de loin à des raviolis. Moi j’ai commandé des khinkali au boeuf (absolument aucune idée de ce que c’était mais j’aime bien goûter ce que je ne connais pas) et mon dude des raviolis au saumon. Je le comprends, ils étaient vendus avec une sauce à la mascarpone. Et on a décidé de se partager, en plus, une assiette de pielmeni, sur les conseils avisés de mon oncle.

Raviolis, Khinkali, et bon appétit

Ses raviolis sont arrivés en même temps que mes khinkali.

Ses raviolis ressemblaient vraiment à des raviolis italiens, gros, plats et crantés, et baignaient dans une sauce crémeuse absolument alléchante. Mes khinkali se présentaient sous forme de gros cônes un peu grillés.

Il y en avait 5 et sur le coup je me suis dit que ça n’allait pas suffire. C’était DELICIEUX. On m’a souvent vendu la cuisine russe comme pas terrible, j’aimerais bien que tous ceux qui pensent et disent ça soient mis en prison rapidement. La viande était juteuse, en plus elle avait un petit goût d’aneth comme j’aime… Et l’alliage juteux-croustillant c’est juste merveilleux.

Les raviolis de Mick étaient exquis aussi. Malgré la dose de crème, ils n’étaient pas du tout écoeurant.

Les pielmeni de Pelmenya

On en avait presque oublié qu’on était venus chez Pelmenya pour les pelmeni. Ils sont arrivés à 10 dans l’assiette, servis avec des herbes et un pot de crème. Ah oui parce que je sais pas si tu sais, mais en Russie, on ne jure que par la crème. Ces petites boulettes d’amour à la viande était trop, trop bonnes aussi. Vraiment un plat réconfortant, un goût que tu connais sans le connaître. Un peu le truc que pourrait te faire ta grand-mère (si elle était russe). En fait, le genre de plat dont tu te dis en le mangeant « ça, je pourrais le faire ». Mais en fait, tu ne peux pas. 

Pelmenya, le retour

Je t’épargne les détails, mais on a un peu trop picolé notre dernier soir (sans avoir dîné, duuuh) du coup on a comme qui dirait raté notre avion du samedi matin. On a été éjectés de l’appartement à 9h30 et on était (encore un peu ivres j’avoue, ne me juge pas) avec nos valises dans la rue, en train de chercher une solution pour quitter le pays dans la journée. Rapport à cette histoire de visa.

Eh ben figure-toi que le premier endroit où on a pensé à aller, c’était Pelmenya.

En fait, c’EST le premier endroit où on est allés. On savait qu’il y avait de la wifi, que la cuisine est très bonne, pas trop chère, du coup on a tracé chez Pelmenya. On a attendu l’ouverture patiemment (quoique devant la porte, vraiment s’il te plaît ne me juge pas sinon je te raconterai plus rien) jusqu’à 11h30 à peu près.

Et là, on s’est mis une véritable orgie de raviolis, comme si on allait plus jamais manger de notre vie. Un festival de raviolis au saumon (ah ça pour Mick, l’essayer c’est l’adopter, ça fait 6 mois et il m’en parle encore !), de pielmeni, et rebelote.

pelmenya

J’ai même pris des vareniki sucrés en dessert : des raviolis à la cerise, servis avec de la… crème, évidemment. C’est le plat que faisait mon arrière grand-mère babouchka à ma maman quand elle était petite, alors j’étais obligée. Et oui, franchement délicieux. Un petit truc salé dans la pâte joliment tressée contrebalançait tout ce sucré, un peu tiède… comme un câlin de grand-mère, en fait.

Verdict

Franchement, j’ai trouvé que Pelmenya est une adresse absolument formidable. Du genre que tu recommandes à tout le monde, des enfants, des grands-parents, des jeunes, des vieux, des casaniers, des aventuriers, des touristes, ou ceux qui ont le mal du pays. Les plats sont carrément abordables, franchement très bons, et calent vraiment. Que demander de la plus ?

Ah oui : il y a de la wifi gratuite, les serveuses parlent anglais (et elles le font, ce qui ne coule pas de source en Russie), et elle sont sympa.