Banh Cuon, quesako ?

Ca vous parle les banh cuon ? Ce sont des crêpes de pâte de riz vapeur, fourrées à la viande et au champignon. Elles sont servies avec du pâté de porc et de la sauce nuoc mam. C’est un de mes plats préférés et quand je vais au Pho 13, je prends ça en entrée alors que c’est un plat, bref. J’étais pressée d’en manger, et d’en manger tout le temps.

Je savais, grâce à un ami vietnamien, que ça ne se prononce pas « banne couone » mais « beng quan ». Enfin c’est ce que je croyais.

banh cuon

Parce qu’une fois rendus au Vietnam, on a eu beau chercher des banh cuon, on en a jamais trouvé. D’abord, on a fait le tour des restaurants le premier soir où on est arrivés, parce qu’on en avait bien envie avec une petite Bia Ha Noi (la bière locale). Personne ne nous comprenait quand on leur disait « beng quand », alors on devait leur pointer sur le menu directement… Et ils nous ont tous dit qu’ils n’en avaient plus.

Leurs Banh Cuon, nos croissants

Il nous aura fallu 4 jours pour comprendre que les banh coup, là bas, c’est le petit déjeuner. C’est comme demander un croissant en France à l’apéro : tout le monde va se moquer de toi.

Au bout de 4 jours on a compris que si on voulait des banh cuon, il faudrait se lever tot, alors on s’est levés tot et on est partis chercher des banh coup (dans un resto ou on avait mangé un pho délicieux la veille alors on avait confiance).

Le serveur nous a compris, pas parce que j’ai bien prononcé mais parce que j’ai montré son drap directement (la pâte de riz est cuite vapeur sur un drap tendu sur une marmite).

Quand on a enfin mangé des banh cuon

On s’est assis, heureux et soulagés d’avoir trouvé. Ils ont commencé par nous amener un bol de bouillon jaune/marron, avec des bouts de pâté de porc, des bouts de navet, de la coriandre (ouf !), des ailes de poulet vraiment spooky et du piment. On s’est regardé avec mon mec, comme « euh c’est pas ça qu’on avait demandé ».

Deux minutes après ils nous ont amené une assiette chacun, que dis-je une montagne de pâte de riz. Avec quelques vagues bouts de champignons dedans, et j’ai jamais réussi à savoir s’il y avait du porc ou non. La soupe avait un très fort gout de nuoc mam qui m’a écoeurée très vite. Je ne savais pas s’il fallait la boire, ou tremper les pâtes dedans,  alors j’ai fait un peu des deux. J’ai mangé le pâté de porc, et j’ai laissé les ailes de poulet, et la moitié de la pâte de riz. Parce que même si ça c’était bon, c’était vraiment mastoc.

Ensuite j’avais tellement mal au ventre que suis retournée me coucher une heure à l’hotel, avec mon bidon plus dur que le sol d’un parking Vinci, et je n’ai plus remangé de banh cuon des vacances. Voilàààà.

Est ce que vous savez, vous, où j’aurais pu trouver des banh cuon comme on en mange à Paris ? Et pourquoi ils étaient si différents ?

A bientôt pour d’autres aventures dans ma couette en pâte de riz.

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