Mon pho au Vietnam
Mon autre pho au Vietnam

La magie du Pho

Le pho, c’est mon plat préféré quand j’ai faim mais pas trop, quand j’ai la dalle mais que je ne veux pas grossir, quand je suis en gueule de bois, quand je dois emmener ma grand-mère diner dehors, ou quand on se fait un diner avec les collègues. (mais jamais pour un premier rendez-vous).

Le pho, c’est mon premier contact avec la nourriture vietnamienne. C’est une découverte qui a changé ma vie.

Alors t’imagines bien qu’au Vietnam, j’avais prévu d’en manger tout le temps.

Mon premier pho au Vietnam

Eh bah en fait, ça n’a pas loupé. Puisque je ne mangeais pas de banh cuon ou de banh mi, j’avais toute la place du monde pour un pho.
La première fois qu’on s’est fait un pho, c’était à Sapa, dans le nord-ouest. On avait bu plein de bières sur notre terrasse à l’hotel, et finalement quand on est sortis il n’y avait presque plus rien d’ouvert, à part ce petit restaurant local avec des trucs étranges dans des bocaux.
Lumière néon, sièges et tables format enfant en plastique, marmite fumante sur le trottoir. Je suis à peine passée devant que j’ai fait volte-face et que j’ai dit « on mange là », parce que ça sentait trop bon, et surtout exactement ce qu’on pho doit sentir.

Le pho, le love, le bonheur

Il n’y avait pas d’ingrédient magique, juste le bouillon, les pâtes, le boeuf, les herbes.
Mais quel bouillon !!! Quel boeuf !!! Et ces herbes !!! Même les pâtes étaient délicieuses !

Le bouillon goutait fort le basilic citronné, le basilic thai, la cannelle et l’anis étoilé.
En plus, les pâtes étaient souples et légères, pas comme beaucoup de pâtes très lourdes qu’on mange dans les pho à Paris.
Les herbes étaient fraiches et pleines de saveur (il y avait de la coriandre, du basilic, de la ciboule, de l’aneth).
Le boeuf était incroyablement tendre. Ils l’ont laissé cuire dans le bouillon, pile comme j’aime, alors il était mi-cru mi-cuit par endroit, tranché fin.
Tous les gouts ensemble, c’était exactement le pho dont je rêvais, et celui que je n’ai plus jamais retrouvé après.

Le pho : bilan

Qu’on se rassure, par rapport à tout ce qu’on m’a dit, le pho c’est vrai : tu en manges n’importe ou c’est bon. Alors non, pas toujours aussi exquis que celui-ci, mais c’est bon.

Deux fois à l’aéroport j’en ai mangé dans des espèces de chaines, et ça aurait pu être répugnant mais non, c’était très bon.

Et vous aussi vous avez une passion pho, ou vous vivez un rapport normal et non pas obsessionnel avec ce plat ?

A bientôt pour d’autres aventures dans ma baignoire de pho.

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