Pourquoi Casseroles est mon nouveau podcast préféré

zazie - casseroles

Casseroles, c’est l’émission radio lancée par Zazie Tavitian en mars dernier. Initialement le projet est le suivant : un jeudi sur deux, Zazie, déjà rédactrice bonnes popotes pour Club Sandwich ou le Fooding, va cuisiner chez ses amis ou sa famille et nous fait vivre le moment avec elle.

Chaque émission et chaque recette est ponctuée d’anecdotes qui rendent le tout plus vivant et qui donnent l’impression d’être assise dans la cuisine avec elles et eux. Des blinis russes de la grand-mère, qui ne boit que de la vodka avec, aux féroces d’avocat pour lesquelles on va acheter les ingrédients à Château-Rouge, en passant par la pizza fantasia du petit ami italien de Zazie, qui remplaçait de façon plus économique la vraie pizza, chaque épisode nous plonge dans une ambiance culinaire chaleureuse qui nous rappelle que la cuisine c’est avant tout une histoire de transmission, et une histoire tout court.

A la rentrée, Zazie et ses Casseroles sont revenues avec une nouvelle formule : 45 minutes au lieu de 18, une table ronde avec une poignée d’invité.e.s et non plus une recette à l’affiche, mais une question existentielle. La première semaine, elle se demandait ainsi s’il existe toujours des vraies recettes. 

Question intéressante, et que je me suis beaucoup posée notamment cette été avec mes vacances en Italie, un pays dont le patriotisme culinaire me fait presque trembler et m’empêchera toujours de cuisiner des pâtes Carbonara ou Cacio e Pepe.

Justement, la carbonara, Zazie en parle : est ce que c’est un crime contre l’humanité de les nommer ainsi si on met de la crème et des lardons au lieu d’eau des pâtes et de pancetta ?
Je ne spoilerai pas la réponse, il faudra l’écouter !

Cette semaine, la question était tout aussi passionnante : la street food française existe-t-elle toujours ? Elle recevait Virginie Godard, créatrice du Food Market, le premier marché-cantine parisien. Moi j’ai trouvé amusant qu’on nous parle de food market et de street food… françaises, en employant ces termes anglais qui a aucun moment n’ont été remis en question. Ce qui était questionné ici, c’était la justification du prix d’une barquette de frites (vendues au Pont-Neuf et non pas au bord d’une nationale à Boulogne-sur-Mer) à 6€ avec de l’encre de seiche, ou celui monté à 12€ d’un… hot-dog.

La question étant : qu’est ce qu’on paye quand on paye ce prix-là pour un plat qu’on dégustera dans la rue et non pas assis dans une salle chaude ? Certes, les français et en particuliers les parisiens, revisitent à souhait les recettes traditionnelles de street-food (comme le hamburger depuis plusieurs années, le hot-dog, le plus récent lobster roll…) avec des produits sourcés/ frais/ bios/ etc. Est ce qu’on ne perd pas la notion de street-food, justement, en payant un prix aussi élevé qu’un plat du jour en brasserie ? Et est ce que les français ne se salissent plus les mains qu’avec des produits tracés ?

Réponse dans le dernier épisode de Casseroles, disponible sur Binge Audio, Itunes, SoundCloud…

Il y a une semaine je parlais justement des prix exorbitants des crêpes et galettes bretonnes dans la capitale et notamment chez Breizh Café. Zazie et ses collègues (Jill Cousin par exemple, critique culinaire et depuis peu adoptée par la ferme Ô V’R en Normandie) se posent des questions que je me pose aussi et y répondent sans jugement, avec simplicité et souvent avec un verre de vin naturel ou une bière artisanale. Peut-être que la seule chose que je trouve à lui reprocher pour l’instant est d’être trop… parisien ?

En tout cas, je rattrape les podcasts chaque week-end et je les déguste avec plaisir.

casseroles - binge

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