Cheese Day, mon jour préféré de l’année

Mon premier Cheese Day

Ca fait 3 ans que mon ami Alexandre me vante le Cheese Day. C’est même la source de notre amitié, ce Cheese Day. Il a cerné très vite que le fromage était ma passion, et le Cheese Day, mon avenir radieux.

La première année je pouvais pas. La deuxième année j’avais pas de thunes et quand j’en ai eu, il n’y avait plus de place. La troisième année, il m’a forcée à prendre ma place direct. Il m’a dit que l’an dernier, ils étaient repartis avec 3 bouteilles de rouge, un gorgonzola d’1kg, du bleu, et d’autres fromages.

Le Cheese Day m’offrait de vraies perspectives de bonheur.

Arrivée au Cheese Day

On s’est retrouvés devant l’Intercontinental Opéra à 18h. Visiblement on était pas les seuls à avoir entendu parler du Cheese Day. Après un mini check à l’entrée, on s’est retrouvés dans une queue de 25 minutes.

Le Cheese Day se tient dans une salle près du restaurant, une grande salle ronde avec des miroirs sur tous les murs. Ca donne à la fois une impression de grandeur et à la fois on se croirait un peu au Ministère de la Magie.

A l’entrée, on prend un verre à pied, des prospectus, et puis nous voilà lancés dans le grand bain du fromage.

Du fromage, du fromage, du fromage

Enfin c’est ce à quoi je m’attendais. En fait de soirée fromage et vin à volonté, c’est vraiment un salon. Les stands se succèdent, devant lesquels des amas de gens sont agglutinés pour tenter d’attraper un cube de fromage sur un cube de pain.

Pour commencer, on réussit à choper un morceau de comté hyper fruité. Bonne première surprise, moi qui ne suis pas fan de pâte dure en générale, j’adore quand il s’effrite un peu comme ça, et qu’il est granuleux sous la dent. Au même stand, on chope un morceau de chèvre enrobé dans de l’arrabiata, excellent aussi. Impossible de discuter avec les fromagers, il y a trop de monde.

Ensuite on enchaîne sur un autre stand de fromage, de l’Etivaz. Ici, la fromagère est super sympa, elle nous parle de ses alpages, de la production du fromage. Elle nous raconte que dans la région, ils travaillent en coopérative : les meules qui sont là ne sont donc pas forcément produites par sa famille, tout est mis en commun. Son fromage est tellement bon, ferme et fruité, un peu granuleux, comme j’aime les pâtes dures.

Le fromage sous toutes ses formes

Arrêt suivant : je vois des gens avec des minuscules coupelles et un truc mousseux dessus. J’en veux. Je réussis à faufiler mon bras et j’en attrape une avec juste de la mousse et du sésame noir dessus. C’est une espuma de chèvre qui se mange avec des crudités servies à côté. Vachement bon. Mais je vois qu’ils préparent d’autres assiettes avec plus de consistance dessus. On me dit “maki français”, je vois : veau cuit à basse température, recouvert d’une fine couche de caviar d’aubergines, surmonté d’un cône de crème de bleu, fondant et brillant et exquis, et le tout caché sous la même espuma de chèvre. Ca, c’est vraiment un régal, et j’aurais bien voulu en avoir vachement plus.

On enchaîne avec un roquefort à la découpe, hyper bon aussi, assez fort en goût mais assez crémeux, puis avec un stand de fromages normands. On y goûte le Neuchâtel, du Camembert et du Pont-Lévêque, le tout servi avec un peu de pommeau. Miam. Tous ces fromages sont frais, un poil coulant entre la croute et le coeur, tout comme je les aime. La dame du stand nous accorde le bon pommeau avec le bon fromage.

Enfin, on termine la soirée au stand où on avait commencé : au stand des Fromages de Gambetta. Il y a une super ambiance, ils sont hyper sympa, discutent avec tout le monde, nous expliquent bien comment sont faits les fromages, d’où ils viennent… Et ils ont plein de fromages différents. En plus du Brillat à la truffe et de l’Arrabiata, j’ai goûté un camembert à la truffe, un chèvre mariné à l’origan incroyable (j’en ai repris 3 fois), du Saint-Marcellin, du comté… D’ailleurs, on leur a acheté 4 fromages : brillât truffé, brillât à la figue, chèvre à l’origan (forcément…) et un Saint-Marcellin. Chez eux, le fromage est vraiment, vraiment délicieux. Beaucoup de fromagers, par exemple, tranchent le Brillat en deux dans la largeur et glissent les brisures de truffes au milieu pour parfumer le fromage. Ici, on distingue des vraies lamelles de truffe fraîche. 

Du Vin, du vin, du vin ?

C’est un peu ce que j’espérais. Après notre premier morceau de fromage, j’essaie d’aller goûter un peu de vin quelque part. L’épreuve est technique : il faut d’abord bouloter l’écharpe des gens devant soi, tellement on est serrés, avant d’arriver à goûter un fond de vin.

Le premier que je goûte est un vin de Montpellier, assez lourd et assez fort. De fait, je me réjouis qu’ils ne servent que des fonds. J’aurais bien aimé demander au mec comment il est fait, d’où il vient, mais ça n’a pas l’air de l’intéresser, il ne nous calcule absolument pas.
Ensuite on passe à un vin biodynamique, de Gérard Bertrand. Le viticulteur nous parle du domaine et nous le fait goûter dans des grandes carafes. Lui est super, même si on arrive pas à discuter avec lui on en apprend un peu sur son domaine : 9 hectares de domaine où ne passe pas une seule machine, tout est fait manuellement. C’est hyper impressionnant.

On goûte plusieurs autres vins pas franchement bons mais passables, et on termine sur un Saint-Estèphe trop bon, assez aérien et léger. C’est plutôt le genre de vin que je préfère.

Déception, quand on veut acheter une bouteille ce n’est pas possible : la plupart ne prennent pas la carte. Ou alors ils ne vendent que par caisses.

Cheese Day : bilan

Franchement je suis un peu déçue. Le vin et le fromage appellent pour moi à une ambiance bonne franquette qui n’était pas du tout présente ici. La plupart des exposants (appelons-les comme ça) étaient à peine aimables. En particulier, les producteurs de vins, qui pour la plupart semblaient nous déconsidérer pas mal si on ne s’y connaissait pas très bien.

Pour 20 euros, je suis loin d’avoir mangé à ma fin,  j’ai du goûter 3 vins, et j’ai du parler avec 4 personnes… Je reste un peu sur ma faim.

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