Le Bien Venu

Le Bien Venu, c’est le restaurant de l’hôtel Bienvenue et il est réellement bien venu. Quand souffle un petit vent chaud, on a le choix entre la salle principale, parée de moelleux fauteuils verts ou fleuris, et entre la terrasse, cachée dans la petite arrière-cour.

Welcome, Bienvenue

Entre les grands immeubles blancs et au milieu de quelques arbres, on lit sur une feuille blanche le menu du jour. Au programme, rouleaux de printemps à l’aubergine confite et poire, ou Olsen Tomago (oeuf parfait à la japonaise) en entrée. Et encore, Don maquereau frit aux petits légumes, ou bobun de boeuf sauté à la citronnelle, ou croque-monsieur Prince de Paris, ou Don curry vegan. Le choix est étoffé, juste ce qu’il faut. On part sur deux oeufs parfaits en entrée, un don maquereau pour moi et croque-monsieur pour ma copine.

L’oeuf parfait arrive translucide, le jaune perçant à travers le blanc tout juste cuit et encore un peu gélatineux, surmonté de tranches d’asperge croquante et de bonite en feuilles. Je casse le blanc et le jaune s’écoule dans le bol en se mêlant à la sauce soja. Au contact des liquides, la bonite devient pâteuse, l’oeuf fond dans la bouche et l’asperge rafraichit tout ça. L’assiette prend ses couleurs et moi aussi.

Oeuf parfait au Bien Venu
Oeuf parfait percé au Bien Venu
Salle du bien venu
croque monsieur du Bien Venu
Don maquereau frit au Bien Venu

Croque-mi, croque-moi, marry me maquereau

Arrive, avec un peu de retard, la suite. Le croque-monsieur est doré comme Claudia Schiffer à Saint-Tropez, et croustille comme un… Comme un toast parfait, en fait. Passé à la poêle dans du beurre, le jambon frais Prince de Paris est blotti dans d’épaisses tranches de fromage fondu. Au pays du crousti-squish, le croque-monsieur du Bien Venu est roi.

Mon don maquereau frit respecte sa promesse : un poisson finement frit et allègrement salé trône sur, à bâbord une louche de riz assaisonné à la sauce soja, à tribord de la verdure hétéroclite : chou chinois (en tsukemono, ce n’est pas moi qui l’invite), poireau fondant au yuzu et salade de crudités au sésame. Savoureux, croquants, les légumes annoncent le printemps, le maquereau a des airs de poisson pané régressif et plus généreux que mes traditionnels croustibats, et le riz, bon bah le riz est là.
Le riz es d’ailleurs un poil trop là, et je ne le finis pas. Mais comme je n’aime pas rester sur une note salée, on enquille sur une tarte à partager.

Fruits and fruitty cake

Lemon cake it is, topé d’amandes effilées, de grosses myrtilles et d’une cuillère de crème chantilly aérienne. C’est pile poile ce qu’ils nous fallait après ce repas déjà succulent.

C’est un concours de texture aérienne, entre la pâte spongieuse du cake et la légèreté de la crème. Presque pas sucrée, puisqu’il n’y en a pas besoin, puisque les myrtilles se trempent dedans.

Comme des enfants, on dévore notre petite assiette dessert.

Lemon Cake aux myrtilles du Bien Venu

Verdict

Entrée, plat, dessert sans aucune sensation d’avoir trop mangé, c’est royal. Légère et raffinée, je retrouve ma nouvelle cuisine préférée, celle de Florent Ciccoli qui a ici travaillé la carte avec Maori Murota et donné les consignes à Minou Sabahi. It’s a wrap.

Adresse : 23 Rue Buffault, 75009 Paris

Prix : Formules à 16 ou 19 euros le midi. Le soir, 10 euros l’assiette.

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