Le Pressing

Le Pressing, c’est la preuve qu’à Paris, tout est possible. Tu buvais mieux dans une laverie que dans le bar en bas de chez toi, maintenant tu manges mieux au Pressing que dans la brasserie en bas de chez moi.

Burrata à l'huile de basilic

Le Pressing, c’est un des nouveaux bébés restaurants qui ont envahi la Rue de Paradis, dans le 10ème. Mais ce n’est ni un restaurant cher, ni un restaurant à l’assiette microscopique, ni un restaurant où les serveurs se la pètent encore plus que les clients. C’est un restaurant vraiment comme à la maison. En tout cas comme je voudrais que ce soit à la maison !

Entrée…

Parce que je voudrais bien, moi, qu’à la maison, un mec sympa me serve une burrata crémeuse et fine. Fine, c’est la peau, qui est souvent épaisse comme la peau d’un rhinocéros, mais pas là. Là, elle est si fine que tu vois la straciatella gigoter à l’intérieur. La burrata barbote dans un nuage d’huile d’olive parfumée et colorée, une teinte d’amertume en plus. Elle est servie avec une petite feuille de roquette brune, quelque grains de poivre moulus, et that’s it. Parce que quand la burrata est vraiment bonne, elle n’a besoin de rien d’autre.

Plat…

Je voudrais bien aussi, qu’à la maison, on m’apporte une saucisse purée dans une jolie assiette émaillée, un peu fumante et bien présentée. Tu remarqueras que pour une saucisse-purée, plus connu sous le nom de « plat le moins glamour au monde », on est loin de l’assiette qu’on nous balançait à la cantoche du collège Alphonse Daudet. 

Je craignais, comme toujours, une saucisse trop lourde. Mais on ne sent pas un seul bout de gras, et les seuls morceaux qui tombent de ma saucisse, ce sont des morceaux d’échalotes. Je sens quelques herbes dedans, ça me rappelle la farce à gyoza. Et la purée, c’est une vraie purée de grand-mère, pleine de crème, de douceur, et de tous petits morceaux de pomme de terre.

Je prendrais bien un dessert, mais le temps nous presse un peu, alors c’est juste un café et à bientôt. Comme desserts, ils proposaient un petit morceau de Saint-Nectaire au miel, simple et efficace, ou un fromage blanc au coulis de fruit (mais lequel ? oups, je n’ai pas été très attentive sur ce coup-là).

The Pressing
Détail de la saucisse à la ciboulette
Suprême de poulet aux pois cassés et purée

Verdict

Vraiment délicieux. Au Pressing, les entrées sont à 5,50€, les plats à 10,50€. Sinon, pour 7,50€ tu as des petits sandwichs qui ont l’air vraiment bons : le Bébert à la joue de boeuf, mimolette et oignons caramélisés; le Keda au cheddar, moutarde à l’ancienne et worcestshire sauce; le traditionnel jambon-beurre, que je reviendrai goûter très vite.

En bonus, un restaurant convivial, un service rapide et des toilettes propres : que demande le peuple (à part un peu plus de burrata) ?

Adresse : 1bis Rue de Paradis, 75010
Ouvert du mardi au samedi, midi et soir.

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