Les Polissons

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L’emplacement des Polissons a toujours été considéré (par moi) comme un emplacement un peu maudit. Avant, c’était un café sombre, en bas d’une avenue Gambetta sombre, au-dessus du métro, pas loin d’une cité glauque.

Et puis un jour Les Polissons se sont installés là, ont mis du vert et du verre, une terrasse en bois, et d’un coup la petite place triangulaire s’est illuminé, et le bas de l’avenue Gambetta aussi. J’y ai mangé en été.

Les Polissons, mon nouveau QG de quartier

Aux Polissons, les serveurs sont particulièrement aimable, c’est carrément étonnant, surtout pour une petite brasserie qui a tout d’un bistro classique. A y regarder de plus près, tout est fait maison, les produits sont frais, et la carte est courte, ce qui est très bon signe.

Ne sachant pas me décider entre tous ces plats qui ont franchement l’air bons, j’opte pour une petite assiette de tapas : couteaux en persillade (j’aime pas ça en général mais là ça vient avec, alors je mange), courgettes et poivrons marinés, carpaccio de boeuf au sésame.

Eh bah je suis franchement scotchée tellement tout n’est pas juste bon, mais délicieux !! Même les couteaux, et surtout les couteaux d’ailleurs. Loin de la texture caoutchouteuse répugnante à laquelle je m’attendais, ils sont tendres, imbibés d’huile, d’ail et de persil, salés à point, encore un peu tiède. C’est un vrai délice avec un verre de vin blanc. Le truc tellement simple et tellement bon que tu te dis que tu pourrais le refaire chez toi. Mais tu le feras pas, et t’iras aux Polissons.

Parce qu’aux Polissons, il y a aussi…

Le carpaccio de boeuf, lui aussi très réussi. C’est un pari risqué dans un bistro parisien, le boeuf. Moi j’ai toujours un peu peur de choper un ver solitaire en mangeant de la viande crue, et de devoir poser 2 jours de congés pour la mâcher jusqu’au bout.
Rien de ça ici : ils tranchent le boeuf finement. La viande est tendre. L’assaisonnement est parfait, juste assez bien dosé pour relever la viande sans en masquer le goût. Le sésame croque un peu sous la dent et contraste avec la douceur de la chair. Bref, un bonheur.

Les légumes marinés, eux, sont cuits à merveille et pas trop gras, quoiqu’on sente bien l’huile d’olive. L’assiette garnie vient avec du pain, mais on en a franchement pas besoin. Sauf pour saucer le fond de l’assiette…

Et le serveur est tellement adorable que le déjeuner n’en est que plus chaleureux.

Pour en avoir goûté juste une bouchée, le croque-monsieur relève le pari d’être délicieux aussi, ce qui est est carrément anecdotique pour une brasserie parisienne : là encore, pain bien grillé, fromage bien fondant, jambon bien goûtu (et une texture, whoop whoop !)… Bref, du vrai croque-monsieur quoi. 

J’ai fini par un cheesecake au citron yuzu, surmonté d’écorces de citron et d’une crème légère, et posé sur un biscuit humide et sirupeux. Délicieux, et les quantités bien dosées, je ne me suis pas sentie ballonnée.

Verdict

Gégène ! Service top, cuisine top, l’endroit est top et bonus, les toilettes sont grandes et propres. Tout bon. J’ai hâte de revenir goûter la carte en hiver.

Adresse : 1 Avenue Gambetta (place Auguste Métivier) 75020 Paris
Ouvert tous les jours de 7:30 à 1:00.

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