3 jours à Venise, le ventre plein

Ruelle en Italie

C’est un grand classique de mon père. Il me dit : « tu veux aller à Venise la semaine prochaine » ? Je dis : « oui », et la semaine d’après, on est à Venise.
Je dis toujours oui à l’Italie. Oui aux bons plats, à la bonne pizza, aux bonnes pâtes, et aux bons antipasti.

Venise, la città où tu remets en question tes goûts

Ce n’est pas la première fois que je vais en Italie, (mais c’est la première fois que je vais à Venise) et j’oublie toujours un peu que la cuisine italienne ne se limite pas à la pizza et aux pâtes. Et là, j’ai fait dès le premier jour à 11 heures du matin une découverte fantastique : j’aime la mortadelle.

Parce qu’à Paris, je n’ai jamais aimé ça. Je trouve que ça a un goût mauvais, une texture de caoutchouc, et que c’est bourré de gras.

Ici, mon père m’emmène boire un aperitivo dans un tout petit bar sur une toute petite place au bord d’un tout petit canal. Le contexte est plaisant, je te l’accorde. Je prends un prosecco. En vitrine sont disposés des oeufs mollets coupés en deux, piqués de cure dents, et des sandwichs à la mortadelle et au speck. Mon père commande pour moi celui à la mortadelle. Et là, magie : c’est excellentissime !! Jamais de ma vie je n’aurais cru qu’un sandwich à la mortadelle (et rien d’autre hein, qu’on soit bien d’accord) ne pourrait être aussi délicieux. La tranche de mortadelle est gigantesque, tranchée très finement, et parsemée de pistache. Le pain est croustillant, la mie n’est pas étouffante. L’alliance crousti-doux du sandwich en fait un moment extraordinaire. Je le dévore et je refuse de manger quoi que ce soit après, pour garder le goût dans la bouche. Pas même un oeuf mollet qui a l’air doux comme un nuage.

Venise, la città dei crostini

Ma grande découverte à Venise reste les crostini. Je n’en avais jamais vu à Rome. En même temps j’ai pas souvenir d’avoir fait autant d’aperitivi à Rome. Bref.

Dans plein de bar/restaurant, les fameuses Osteria, on trouve en vitrine des tas de tartines et des bouchées.

Plusieurs fois j’ai vu des oeufs durs coupés en deux avec un anchois mariné au milieu, plein de fois des mini sandwichs (paninetto) au jambon, au fromage, à la mortadelle, etc, et plusieurs fois les fameux crostini. Des tous petits morceaux de pain tartinés : au thon à la tomate, à la tapenade, au fromage, au saumon, à tout et n’importe quoi. C’est en général autour d’1 euro le morceau de pain, du coup c’est vraiment l’apéro IDEAL.

Un verre de Spritz, des crostini, un bord de canal et du soleil. La vita è bella.

Venise, la città du Spritz

Mais pas que du spritz comme on en boit nous en France. Premièrement, ils le font avec beaucoup plus de choses que de l’Apérol : campari, sambuco, prosecco, cinzano… Deuxièmement, ici, c’est 2 ou 3 euros (bien la seule chose qui ne soit pas chère à Venise !). En France c’est au moins 5 euros. Euh…

J’avoue, les Spritz, j’en ai enfilé quelques uns. En plus, ici, ils ont l’habitude de planter une grosse olive verte dans un long cure-dent, ce qui me donne automatiquement l’impression d’être James Bond.

Au-delà de la cuisine et des cocktails, j’ai eu un énorme coup de coeur pour Venise. Genre, je me verrais bien venir bosser depuis là-bas en freelance. Passer la journée à bosser, sortir à 18h30 prendre un verre et deux crostini au bord de l’eau.
Cocteau disait que les Italiens ce sont des Français de bonne humeur. On comprend pourquoi.

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